L’actualité de l’association de Damien Seguin


A la lutte pour la septième place

02.12.2013


Après 10 000 kilomètres parcourus et 22 jours de mer, les écarts n’ont jamais été aussi faibles dans la lutte avec Vaquita pour la septième place. Au dernier classement, c’est le bateau autrichien qui avait repris l’avantage, avec une avance de deux petits milles seulement. Même si 28 milles (60 km env.) séparent les deux class 40 en latéral, c’est une véritable course au contact qu’ils se livrent et le front froid qui se trouve dans le sud de Rio est un dernier obstacle qui fera office de juge de paix. « Même ceux qui sont devant ne sont pas si loin » estime Damien qui lorgne sur les places de SNCF – Géodis et de Groupe Picoty, respectivement 6ème et 5ème à une quarantaine de milles. Cette compétition à couteaux tirés permet aux deux hommes de presque oublier leurs soucis d’énergie. Grâce aux panneaux électriques, ils parviennent à faire fonctionner l’électronique de bord sans pour autant lâcher la barre une seule seconde. « Quand on lâche le stick, à la fin du quart, on a du mal à desserrer les doigts » explique Damien qui ne cache pas son impatience d’arriver à Itajaí, notamment pour boire une boisson fraîche et faire passer le goût exécrable de l’eau issue du déssalinisateur. Si elle est épuisante pour les hommes, cette transat Jacques Vabre l’est aussi pour les bateaux. Ces derniers jours, plusieurs des concurrents d’ERDF – Des pieds Des mains ont admis avoir déchiré des spis. Près de 500 milles restent à parcourir avant de franchir la ligne d’arrivée, probablement dimanche. « Nous faisons tout pour arriver avant la tombée de la nuit » promet Damien.



Mail envoyé ce matin du bord :

« Et voilà, c'est le dernier vendredi de cette TJV. Nous devrions arriver à Itajai dimanche soir vers 19h TU (20h00 HF). Avec Yo on a hâte d'en finir, même si naviguer à plat sous spi est quand même plus sympa depuis 2 jours.

On retrouve un bateau un peu plus sec à l’intérieur et c'est plus agréable. Par contre il n'y a pas de pluie pour rincer les affaires mouillées à l'eau de mer. Si on compte qu'on n'a pas non plus de fringues propres.... je vous laisse imaginer les odeurs en rentrant dans le bateau où il fait 40° sans aération... On va vous faire aimer la voile je vous dis !!!!

On a aussi hâte d'arriver car le matériel a souffert durant cette transat et les pépins s'accumulent à bord. Dernièrement ce sont les systèmes de safran qui montrent de grosses faiblesses et des craquements anormaux. On a aussi cassé net un axe en inox de 12mm, c'est vous dire si ça force sur la barre !!

Depuis hier soir on a commencé à croiser des plates-formes pétrolières, on est même passés tout proche ce matin. Sacrés engins ! »