L’actualité de l’association de Damien Seguin


ERDF Des Pieds et Des Mains, deuxième Class40 de la Transat Jacques Vabre 2011

24.11.2011

C'est à 18 heures 08 minutes et 26 secondes (heure de Paris), soit 11 heures 08 minutes et 26 secondes heure locale au Costa Rica, que Damien Seguin et Yoann Richomme en ont terminé avec la 10ème Transat Jacques Vabre. En ralliant Puerto Limon au terme de 23 jours 3 heures 08 minutes et 26 secondes d'une course effrénée et éreintante, les deux marins qui faisaient équipe pour la première fois sur l'Atlantique, accrochent une superbe deuxième place, seulement neuf heures après les vainqueurs en Class 40. Particulièrement heureux de ce dénouement, les hommes d'ERDF et Des Pieds et Des Mains, accèdent à la satisfaction de rentrer pleinement dans leurs objectifs de départ. 

Que du bonheur !

C'est le 2 novembre dernier que les duos de la Transat Jacques Vabre 2011 avaient quitté le port du Havre et mis le cap sur une épreuve qui, s'ils ne le savaient pas encore, prendrait très vite les allures d'un morceau de bravoure. Avec d'entrée une première dépression, annonciatrice d'une longue série de phénomènes météo tous aussi violents et difficiles à négocier les uns que les autres, rien n'était épargné aux marins. Un scénario sur lequel Damien Seguin revenait au moment de son arrivée au Costa Rica :  " On était tous focalisés sur les conditions musclées du départ et des premiers jours, mais on se rend compte que les conditions ne se sont jamais réellement amélior&eac ute;es depuis. Nous avons rebondit de phénomène complexe en phénomène complexe, sans que ça s'arrête. Le plus dur a finalement été de savoir par où ça allait passer. Il n'y a jamais vraiment eu personne de complètement enterré et tout le monde a gardé ses chances. Il fallait donc jouer sa carte et ne pas baisser les bras".

Le choix du Sud
Pour tirer son épingle d'un jeu atlantique particulièrement chahuté, c'est par un passage au Sud du gros de la tempête, moins d'une semaine après le coup d'envoi des hostilités, que le duo d'ERDF et Des Pieds et Des Mains choisissait d'aller chercher son salut, privilégiant ainsi la confrontation avec des co nditions plus maniables. " On a choisi très tôt de préserver le matériel, de ne pas rentrer dans le côté dur et fort de la dépression. Ca nous a permis de sauver notre régate. A aucun moment nous avons regretté de ne pas être partis dans le Nord, d'abord parce qu'on ne savait pas comment aurait réagi le bateau même si on savait qu'on avait un compagnon de route très costaud". Si au Nord, Yannick Bestaven et Eric Drouglazet se sortaient sans encombre d'un épisode qui mettait à mal les espoirs de certains gros bras de la Class 40, Damien Seguin et Yoann Richomme s'installaient alors aux avant-postes et préservaient tout leurs arguments. Un motif de satisfaction évident que le co-skipper mettait en avant à l'heure de toucher terre : " Les conditions de la première semaine ont été très difficiles et ce sont elles qui ont d écidé du sort de la course finalement. Il y avait un choix à faire, et nous avons choisi la route  Sud, plus sécurisante pour nous comme pour le bateau. On savait en revanche, que si un des bateaux du Nord s'en sortait, ce serait difficile pour nous de revenir ".


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Une fin laborieuse mais des objectifs remplis 

D'une rapidité presque jamais vue en Class 40 à l'entrée de la mer des Caraïbes et faisant preuve d'une belle gestion humaine et matérielle, Damien Seguin et Yoann Richomme devaient toutefois "souffrir" jusque dans les derniers milles de cette Transat Jacques Vabre pour accrocher cette deuxième place Ô combien méritée. Sous la pluie et surtout sous l'influence d'une situation orageuse, c'est à 18 heures 08 minutes et 26 secondes que les marins d'ERDF et Des Pieds et Des Mains  en finissaient avec leur joli parcours. Un tableau final résumé par le jeune co-skipper : "Le vent nous a fait des misères sur les dernières heures de course. La fin de cette transat a été un peu laborieuse. Nous avons vécu une dernière nuit assez difficile, avec le grand noir, des grains et de la pluie tout le temps. Cette zone orageuse ne nous a pas permis d'aller où nous voulions et du coup on s'est fait un peu avoir sur la fin. Globalement je suis content d'en terminer, même si on aurait préféré que ça se fasse autrement que sous la pluie". Tout sourire et très heureux, Damien Seguin pouvait laisser s'exprimer toute la satisfaction d'un très beau travail et d'une préparation sans faille : "On fini quasiment au près. En fait, on a l'impression de ne quasiment jamais être rentré dans la mer des Caraïbes, de ne jamais avoir franchi l'arc antillais, tellement nous avons peu vu le soleil ! Notre bateau est une carène de première génération, mais un bateau bien né, bien construit. Nous l'avons bien optimisé et ce résultat c'est aussi celui d'une solide préparation. Ce qui a pu casser à bord relève vraiment de l'usure normale du matériel. Je suis très heureux de ce résultat".