Ange Margaron


Ange Margaron

Dans la famille Margaron, la voile est un plaisir partagé. C’est dans cet univers qu’Ange, aujourd’hui âgé de 16 ans, a évolué dès son plus jeune âge. Diagnostiqué infirme moteur cérébral quelques mois après sa naissance, il compose avec son handicap pour combler ses difficultés motrices et d’élocution. Au quotidien, rien ne l’empêche cependant de vivre normalement. Il l’illustre parfaitement en pratiquant la voile : « Je navigue et régate depuis six ans avec des valides », précise-t-il. Son père, Yvan, raconte que le plus difficile, au début, était de l’intégrer dans les clubs.

« Ange peut très bien naviguer comme n’importe quel enfant même si c’est parfois un peu raide pour lui. Tant qu’il faisait de l’Optimist, ça allait. Maintenant qu’il est passé au laser, il va un peu moins vite que certains lors des déplacements, mais il se débrouille super bien. La particularité de ce bateau est qu’il est plus puissant. Ça demande plus d’énergie pour le navigateur. Sur notre bateau, c’est Ange qui barre. Il a des facilités qui ne sont pas données à tout le monde », dit-il avec fierté.

Championnat de France 2015

En 2015, le jeune homme s’est fixé un nouvel objectif : participer au Championnat de France handivalide prévu à La Rochelle du 29 juin au 3 juillet. C’est la première fois qu’un Calédonien se lance dans cette aventure. Les ligues de voile et handisport Nouvelle-Calédonie le soutiennent dans la concrétisation de ce projet qui lui tient particulièrement à cœur.

Lors de son déplacement en métropole, Ange va aussi participer à une classe JAP (Jeunes A Potentiel), dont l’objectif est de déceler les jeunes talents. Avant son retour, il va prendre part à l’entraînement des championnats du monde de handivoile.

De retour sur le caillou, Ange souhaite créer une section handivoile au sein de son club, afin d’en faire bénéficier d’autres enfants handicapés. Une occasion de faire venur pour la première fois des Miniji sur le territoire calédonien.

Actuellement en classe de première au lycée Escoffier, en section gestion et administration, il voit clair quant à son avenir : « Je souhaite rester vivre en Calédonie et devenir moniteur. J’aime partager ma passion et être en contact avec les autres », confie-t-il. D’ici-là, l’appel de la mer se fait toujours ressentir : « J’ai envie de continuer les championnats. Il y a des sessions de régates Miniji en Nouvelle-Zélande et en Australie alors, pourquoi pas ! ».